Expo-Bourse SPR Renens le 29.8.2021

Pour éviter le port du masque et ainsi mettre les visiteurs à l’aise, le comité d’organisation a opté pour l’obligation du passeport Covid pour accéder à la manifestation. Nous prions donc les visiteurs de se munir du passeport COVID et d’une pièce d’identité

Une lettre du « Bureau des Rebuts » français de 1801

Des lettres qui ne trouvent pas leur destinataire arrivent au bureau des « REBUTS », Elles ne sont pas automatiquement renvoyés à l’expéditeur. On les ouvre pour trouver si possible l’expéditeur, qui reçoit alors l’avertissement préimprimé ci-après:

Au verso se trouvent les explications avec la date de la lettre, ici le 23 décembre 1801, (4 Nivrose l’An 14), l’adresse sur la lettre et la mention du contenu éventuel. Ici il y avait dans la lettre une lettre de voiture jointe, Une lettre de voiture est un contrat entre un transporteur de marchandises et le marchand, qui accompagne les marchandises et qui sert à marquer les débours, péages et autres taxes, ainsi que les détails des marchandises. L’expéditeur peut alors décider, s’il veut récupérer le document moyennant le paiement de la taxe du port dû, ici 12 décimes, qu’il doit payer au bureau de poste de son domicile ou au bureau à Paris, mais voyez les textes vous-même:

Si la lettre n’est pas réclamé, le présent avertissement pas renvoyé, la lettre sera brûlée.

Des régiments suisses au service des Rois de France

Avant la révolution française en 1792 des régiments suisses servaient contre rétribution les Rois de France Ces troupes étaient directement sous les ordres du Roi. Lors de événements de la révolution française, le Roi n’avait de moins en moins de pouvoirs et lorsqu’il essayait de fuir, un tribunal du peuple le condamnait à la décapitation par la guillotine. Les généraux français ont par la suite essayé d’associer les régiments suisses au nouveau régime, mais sans succès. Pour finir ils les ont licenciés à Arras et renvoyés en Suisse.

Les soldats suisses recevaient un passport, nommé « Congé militaire » , ils ont du rentrer sans leurs armes en petits groupes.

Ces congés-militaires étaient à montrer lors de vérifications policières pendant le voyage. Ce sont des grands documents de 29 x 22 cm, qui étaient alors pliés et dépliés et de ce fait rarement en très bon état. Ci-dessus le congé militaire de 1792, établi à Arras pour le caporal Hürlimann avec de nombreuses signatures du capitaine Dienast et du commandant du régiment Bachmann, ainsi que du commissaire de guerre français Charamond.