Le LEB Lausanne-Echallens-Bercher

Avec l’inauguration du train Yverdon-Lausanne-Morges en 1856 , Echallens perdait de l’importance puisque la ville se  situait plus sur le chemin des marchandises  entre Lausanne et Yverdon. Pour essayer de contrer cet effet, la ligne Lausanne-Echallens fut ouverte en 1873. C’était le premier chemin de fer à voie étroite sans crémaillère en Suisse.

Gare de Lausanne-Chaudron vers 1880 avec le "Talent"

Gare de Lausanne-Chaudron vers 1880 avec le « Talent », une des deux premières locomotives du LAUSANNE-ECHALLENS achetés à Fr.19’000.-/pièce

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Tin Can Mail

Il existe une petite île dans l’océan Pacifique, qui fait partie de l’archipel de Tonga. L’île est en fait le sommet  d’un volcan et une éruption en 1946 nécessitait l’évacuation des habitants pendant plusieurs années vers une autre île. Il n’y a pas de port naturel et l’accès est difficile même pour des bateaux à rames.  Cet île dispose aujourd’hui d’un aéroport, mais au début du 20ème elle était très isolée.

On cultive sur cette île les noix de coco pour fabriquer l’huile « copra ». Un chef de plantation , William Travers, qui voulait correspondre avec son employeur australien, a du chercher et appliquer un moyen postal un peu spécial. Un article sur un site belge décrit bien cette histoire.

TIN étain  CAN  Canister (boîte) MAIL courrier     BLECHDOSENPOST  en allemand

Les nageurs , qui récupéraient les boîtes de courrier dans une mer infestée de requins, étaient équipées de longues perches en hibiscus, qui leurs permettaient de rester de longues heures en mer et par la taille des perches les protégeaient contre des attaques des requins.

Exemple de TIN CAN MAIL - Blechdosenpost de 1935

Exemple de TIN CAN MAIL – Blechdosenpost de 1935

Bussigny – St-Germain – Histoire

Cet article présente quelques dates chronologiques de l’histoire de Bussigny, ainsi qu’une série d’anciennes cartes postales.

Le site internet de la commune de Bussigny (Canton de Vaud , District de Morges) nous apprend qu’il y avait à l’époque deux communautés , donc deux communes, dont une était Bussigny et la deuxième St.Germain. Ces deux communes ont fusionné (en 1803 ?) lors du changement de la période Helvétique (canton du Léman) vers la période Médiation (Canton de Vaud). Vrai ou faux ?

Toutefois des recherches effectuées dans les anciens numéros de la « Gazette de Lausanne »  et la consultation pour la période avant 1536 du livre « Les Dignitaires de l’Eglise Notre-Dame de Lausanne » de Maxime Reymond paru en 1912  indiquent un résultat un peu différent.

Il faut savoir que le Pays de Vaud était catholique et fortement dominé par l’administration des prince-évêques de Lausanne. Consulter ce livre sur les dignitaires nous approche donc un peu plus de la vérité historique. Il y a 6 références pour St.Germain. Les deux références sur Bussigny ne sont que des liens pour garder la trace avec l’histoire récente, qui ignore St.Germain.

Ci-après quelques références de l’histoire de Bussigny et St.Germain

1210  A Lausanne est crée l’office du chantre. La rémunération de ce poste est financée en partie par 20 sols du cens de St.Germain. (sols = unité de monnaie, cens = un des impôts)

1228 Ric Berger mentionne dans son livre « La contrée de Morges , édition 1957 » qu’une église romane est mentionnée en 1228 ( sur le belvédère dominant le village ?)

1228   St.Germain (futur Bussigny) est une paroisse selon le premier pouillé des paroisses du diocèse de Lausanne

Le tome 124  Panorama des Archives communales vaudoises (Bibliothèque Historique Vaudois) ne mentionne pas la communauté de St-Germain, puisque les anciens noms sont ignorés et mentionnés sous le nom des communes actuelles. Ce livre induit par ce manque de référence en erreur et perd en crédibilité !

1247  Aymon de Ayma, un noble est magister des donzels de St.Germain, il fait son testament en 1273 en faveur de son fils André, qui est alors curé de St.Germain.

1340  Lors du décès de Etienne Marchand, bourgeois d’Aubonne et docteur en droits, le chapitre de l’Eglise de Lausanne reçoit par testament la dime de St.Germain (un autre impôt)

1418   Première mention d’archives communales (confrérie)

1422  Guillaume Cochard est curé de St.Germain.

1450  Collet de Gruffy (de St-Saphorin) est curé de St.Germain.

1510   Guillaume de Chapelle est curé de St.Germain. Lorsque l’église brûle en 1516, il y a conflit avec les paroissiens pour la reconstruction, qui sera apaisé par le chapitre de Lausanne.

1516 Ric Berger mentionne l’incendie en 1516 (la contrée de Morges) et la reconstruction au XVIIème siècle. Toutefois l’église qui a brûlé se trouvait vers la ferme de l’Abbaye proche du pont de la Venoge, puisque le livre cadastrale bernois de 1710 mentionne la cure, qui a probablement échappé à l’incendie. C’est seulement en 1675 qu’une nouvelle église fût construit sur l’emplacement actuel du temple protestant. Ce temple tomba en ruine vers 1850 et en 1857 le nouveau temple (actuel) remplaçait cette première église.

1536   Le pays de Vaud devient Suisse en tant que partie du Canton de Berne.

Des baillis (membres du Conseil des deuxcents bernois) gouvernent le pays. La religion change de catholique en réformée. Suit la réforme du Pays de Vaud sous le régime des baillis de Berne, qui bouscule certainement les anciennes administrations et conduit à la création de Conseils municipaux. Avant les Bernois, St-Germain était une paroisse importante (moins que Crissier, qui est plus ancien) et Bussigny insignifiant. Qu’est-ce que a provoqué ce changement de situation ? ( La peste ? )

On ne trouve donc pas de traces sur la commune de Bussigny dans ce livre de Maxime Reymond. Cela ne veut pas dire que Bussigny n’ait pas encore existé. mais c’était probablement qu’un hameau attaché à … ?   (Crissier, Ecublens ou St.Germain)

Une autre source sont les livres de la Revue Vaudoise historique. En 1536 on trouve enfin une mention sur la commune de Bussigny. C’est l’année de la conquête du Pays de Vaud par leurs Excellences de Berne. Le duc de Savoie, pour se défendre, engage des mercenaires, des Italiens. Il les envoie pour occuper Lausanne. Ils suivent la Venoge et trouvent la route barrée par des Bernois « Mays lesdicts de Berne se trouvent à Rugnens, à Cressier et à Bussignyez. » (Renens, Crissier et Bussigny). Ils doivent battre en retraite.

1666 Carte de 1666 de la région lémanique exposée au musée historique de Vevey

Bussegny (Bussigny) et Cressy (Crissier) sont approximativement à la bonne place. et la bonne surprise …..St.Germain se situe selon ce plan dans entre Cublens (Ecublens) et Preilly (Prilly). L’indication de Morrens correspond au Le Mont. Renens et Chavannes ne sont pas mentionné (terrain marécageux). D’autres cartes mentionnent Chavannes.

Le lac avait probablement un niveau plus bas qu’aujourd’hui, puisque Chillon se trouve sur terre ferme. Le lac est plus long au delta du Rhône, Viileneuve se trouve sur la rive droite. Le Port (d’Ouchy), Ouchy et Vidy se trouvent éloigné du lac et « Rive » se situe vers le lac.

Déjà lors de la fondation de la première abbaye en 1717 la commune s’appelait « Bussigny et St.Germain« . Puisqu’il s’agissait de deux  petites communes, il est tout à fait logique de parler d’une seule commune avec une municipalité commune. On ne peut donc pas parler de fusion de deux communes en 1803 ou 1798.

Pour quelle catastrophe et à quel moment St.Germain aurait du se déplacer vers le bas de Bussigny ?


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