Décès de André Kairis : Hommage

André Kairis, président d’honneur de la SPR Société Philatélique de Renens est décédé le 29 juillet 2024 dans sa 90ème année. . Parrainé par Pierre Jaquenoud, il a rejoint notre société en 1995. Il a été élu président à l’assemblée générale 2006, ou il remplaçait Pierre Mathez, et il a exercé cette fonction pendant 9 ans jusqu’à l’assemblée générale 2015. En 2014 notre association a fêté son 50ème anniversaire ou nous avons publié une plaquette, qui contient le mot du président (à lire sur notre site internet sous « plaquette du 50ème ». Suite au décès de Francis Wicht, qui était notre président d’honneur, nous avons nommé lors de l’AG 2024 André Kairis président d’honneur.  Au niveau philatélique André collectionnait la Belgique. Il a exposé à de nombreuses expositions au niveau national et international. Lors de la NABA Lugano 2018 il a exposé deux collections (7 cadres à 16 feuilles chacune) : « La période préphilatélique de la Belgique indépendante » et « Belgique, cachets à barres et cachets à points ». Le soussigné du présent article a rejoint la société lors d’une Expo-Bourse à Renens pendant sa présidence. Son souhait d’alors était de nous motiver pour exposer lors de l’Expo-Bourse 2014 (année du 50ème).  Après 2015 sa santé se dégradait. Il restait abonné au service des circulations et faisait des analyses pour la commission d’estimation.

Nous étions quatre membres à assister à la cérémonie religieuse avec le fanion de la SPR et j’ai appris lors des discours que André était passionné par l’histoire des rois de France. dans 

Renens bombardé pendant la deuxième guerre mondiale

La poste (fédérale) fête en 2024 ses 175 ans d’existence. Dans son magazine « La Loupe 1/24 » on trouve l’image de deux distributeurs automatiques de timbres-postes, installés dans les gares des grandes villes dès 1912, qui permettaient de se procurer des timbres et des  entiers (cartes avec timbres imprimés).  
Pendant la deuxième guerre mondiale, la Suisse a subi quelques bombardements par des avions, qui se trompaient des frontières.  Aussi la commune de Renens a  essuyé un tel  tir d’un avion allié, qui entre autres a détruit l’automate ci-dessus. L’automate est exposé dans le Musée de la Communication à Berne.
 

Pendant la période cantonale on pouvait expédier des lettres en  port dû ou franco. C’est le destinataire qui a payé le port des lettres en port dû. Pour des lettres  franco, c’est  l’expéditeur qui payait le port. Pour des envois à l’étranger les règles variaient selon les conventions postales avec les pays voisins et un franco partiel  ou franco jusqu’à la frontière était possible. La remarque dans la Loupe, que l’affranchissement était préalablement à la charge de l’expéditeur est trop simpliste !

La création de la poste fédérale imposait le port payé par l’expéditeur que bien plus tard. Il fallait du temps pour changer les habitudes du public. Le port pour des lettres affranchies par des timbres ou une marque taxe était plus bas de 5 centimes, parce que le facteur n’avait pas besoin d’encaisser le port. Depuis le 1 septembre 1876 l’affranchissement par des timbres ou des timbres-valeur (entiers) est devenu plus chère ; un affranchissement manquant ou insuffisant entraînait alors une double taxe.           D.Wenger SPR